Article rédigé par la classe de 3ème

             Lors des cours de Français, ainsi que d’Histoire, nous avons bien étudié la période du génocide des Juifs. En Histoire, nous avons réalisé une activité autour de ce génocide, avec le professeur d’Histoire, Monsieur Pouchon. Parallèlement, en Français, avec des cours donnés par Madame Jamin, nous avons étudié différentes œuvres littéraires de témoins qui ont vécu cette particulière atrocité, comme l’extrait d’Une vie de Simone Veil mais, en particulier, l’œuvre Après la Rafle de Joseph Weismann (elle a été la base d’une séquence) ; ainsi que son inspiration cinématographique, La Rafle, de Roseline Bosch. Enfin, nous avons visionné le témoignage de ce fameux Joseph Weismann, portant sur ce qu’il vécut à cette époque. De cela nait cet article reposant sur ces différentes sources.

Passons au contexte historique : 1939 : c’est la déclaration de guerre de la France ainsi que du Royaume-Uni à l’Allemagne. La France, à cette déclaration, avait, d’un point de vue géographique et militaire, une défense très irrégulière : de l’Est des Ardennes au Sud de l’Alsace se trouvait la ligne Maginot : ligne très bien fortifiée où les soldats étaient bien préparés ; mais, à l’exemple du Nord, presque aucune défense n’était présente, l’État voulant tous miser sur cette fameuse ligne. Cependant, aucun grand combat et offensive n’eurent lieu : c’était la « drôle de guerre », de septembre à mai 1940. Seulement, avec pour erreur fatale cette défense militaire irrégulière de la France, Hitler organisa une guerre éclair, s’amorçant début juin 1940, par le Nord de la France, en passant par la Belgique, le Luxembourg et la Hollande, avec des chars d’assauts et des troupes de la Wehrmacht rapides.

Ce fut la débâcle : l’armée française, très surprise, ne pouvant remédier à cet imprévu, dut fuir le plus vite. En seulement une vingtaine de jours, les Allemands envahirent la moitié Nord de la France. Les Français furent pris par surprise. Ce fut l’une des plus grandes humiliations qu’ait connue la France. La IIIème République, ne savant comment réagir, choisit de faire voter les Français pour choisir un homme qui prendra tous les pouvoirs. Les Français, paniqués, ne savant quoi faire, appelèrent le « Héros de Verdun » : le Maréchal Pétain. Pour lui, la défaite est imminente : le 22 juin 1940, il signa l’armistice avec Hitler et, le 10 juillet, il obtint les pleins pouvoirs pour gouverner.

Il décida donc de séparer la France : la zone Nord et Ouest est occupée par l’Allemagne : c’est la zone occupée, et la partie Sud est la zone libre, gouvernée par Pétain. Il installe son gouvernement à Vichy, en zone libre. Il prend Pierre Laval comme « second » de l’État français. Il décide alors de collaborer sur les plans politique, militaire, économique, mais aussi antisémite. L’antisémitisme a été bien intégré par Pétain : les Juifs sont identifiés publiquement, par l’étoile, dans la société, et certains lieux et professions leurs sont interdits. Cela correspond à l’assimilation des lois de Nuremberg, créées en 1935, interdisant aux Juifs beaucoup de professions ainsi que les relations avec les non-Juifs. Et, pire encore, des rafles sont organisées afin de déporter les Juifs apatrides dans des camps de concentration ou d’extermination, dont la célèbre rafle du « Vel ’d’Hiv’ », se déroulant entre le 16 et 17 juillet 1942, déportant 13 152 Juifs, dont Joseph Weismann.

                Suite au visionnage de l’entretien, nous avons trouvé que Joseph Weismann a eu beaucoup de courage pour s’enfuir du camp de Beaune La Rolande, pour ressasser ses mauvais souvenirs et de les dire aux gens et même d’en faire un livre.

                               On a pu voir, à partir du visionnage de l’entretien et du livre de Joseph Weismann, des cours de français et d’histoire, et du film « La Rafle », qu’à cette époque c’était dur pour les gens qui sont partis à la guerre et ceux qui ne sont pas partis. Dur pour les Français mais particulièrement pour les Juifs. Ils étaient raflés, on les traitait comme des personnes sales, mal propre, etc. On séparait les femmes de leur mari et les enfants de leur mère et de leur père.

                En conclusion, nous avons trouvé qu’à cette époque du XXème siècle, la vie n’était pas facile. Les Juifs étaient traités comme des animaux.

Mathis, Baptiste, Lise, Baudouin, Gilles


Rafle du 16 Juillet 1942 :

Le 16 juillet 1942, plus de 13 000 juifs parisiens sont réveillés brutalement à l’aube et arrêtés par la police française. Ils sont alors parqués au Vélodrome d’Hiver avant d’être conduits dans les camps de la mort. Quelques dizaines de personnes seulement en reviendront.

Joseph Weismann est arrêté, lui et sa famille, au midi de ce 16 juillet puis amenés au Vélodrome d’Hiver avec les autres déportés.

Cette décision a été prise par le gouvernement de Vichy, au terme de négociations avec l’occupant menées par René Bousquet. L’État français et les nazis négocient sur la base de 40 000 Juifs de la zone occupée, dont 22 000 adultes de la région parisienne.

Laval, chef du gouvernement, participe à cette décision en trouvant un commun accord entre Français et Allemands.

Plus de 8 000 personnes dont une majorité d’enfants (4151) vont s’entasser pendant plusieurs jours au Vélodrome d’hiver, parfois jusqu’au 22 juillet, dans des conditions sordides : pas de couchage, ni nourriture, ni eau potable, avec un éclairage violent jour et nuit, au milieu des cris et des appels de haut-parleurs.

Seuls trois médecins et une dizaine d’infirmières de la Croix-Rouge sont autorisés à intervenir.

Peu après, les familles du Vel’ d’Hiv sont transférées de la gare d’Austerlitz vers les camps d’internement de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, dans le Loiret, où ils seront confrontés à des conditions de vie extrêmement rudes.

Poppy, Maria, Alix, Henrianne


Le trajet vers le camp de Beaune-la-Rolande :

Joseph et sa famille partent du Vélodrome d’Hiver pour aller à la gare d’Austerlitz. Les forces de l’ordre Françaises et Allemandes sont là. La foule des déportés est affolée et cela dure longtemps. On les entasse dans des wagons à bestiaux où ils ont faim, soif et où ils ne peuvent pas se soulager décemment. Il fait chaud, il y a des cris et des pleurs, les policiers les brutalisent. Dans les wagons, c’est le noir complet et l’ignorance… Durant huit heures, sans bouger, ils attendent à Pithiviers où le train s’est arrêté. Finalement, ils arrivent à Beaune-la-Rolande dans un bruit assourdissant, les déportés sont dociles. Lorsqu’ils traversent le village, un silence de mort plane. Dans le camp, les conditions de vie sont extrêmes, les hommes et les femmes sont séparés, il y a un repas par jour et la chaleur est assommante. Dans les baraquements, les paillasses sont crasseuses et les toilettes en commun, la honte s’ajoute à l’odeur pestilentielle. Vraiment, la vie au camp n’est pas simple et les déportés sont traités plus bas que les animaux.

Pendant le témoignage, nous ressentions la tristesse de Joseph Weismann et nous en éprouvions. Ce qui a été fait aux juifs est abominable… Tout de même, Joseph a su garder un certain calme durant l’interview tout en exprimant clairement son avis. Personne ne voudrait vivre ce qu’il a vécu, c’est injuste d’être traité de cette façon pour le simple fait d’être juif. Quand il parlait, on voyait bien que cela lui coutait de remuer de si douloureux souvenirs mais il arrivait à argumenter et expliquer son enfance de façon claire. On voit bien que ce n’est pas la première fois qu’il parlait de lui devant un public et des caméras.

Jeanne, Georges, Guilhem


L’évasion :

Raisons :

Joseph Weismann s’enfuit du camp de Beaune la Rolande.

Dans le film, l’évasion est organisée très rapidement, et Joseph Weismann trouve très rapidement son ami pour s’évader avec lui. On voit lors de la séparation, sa mère lui dire de s’enfuir, tandis que. Dans le livre, la décision se fait de lui-même, mais le choix de son partenaire est bien plus long, ainsi que l’organisation. Dans le témoignage, Joseph Weismann explique que c’est plus son instinct et son doute envers le retour de sa famille, mais aussi les conditions de vie éprouvantes qu’il a ressenti depuis le début.

Déroulement :

En juillet 1942, Joseph Weismann décide de s’échapper du camp de détention de Beaune-la-Rolande. Lors du film la partie racontant l’évasion de Joseph n’est pas très fidèle à la réalité car Joseph met moins de 10 minutes à s’échapper alors qu’en réalité il a passé cinq heures à le faire. II sort aussi du camp avec une facilité surprenante tandis qu’en vrai il était en sang et exténué.

Le livre est plutôt fidèle à la, réalité car c’est Monsieur Weismann qui l’a écrit lui-même, il raconte la souffrance endurée durant cinq heures à ramper dans la terre entre les barbelés inextricable.  La peine qu’il a eue, se résoudre à ne pas pouvoir retrouver ses parents.

Dans le témoignage Joseph Weismann nous décrit presque en direct son périple, il nous transmet son émotion, le plan qu’un enfant de 11 ans a dû échafauder à partir de rien à l’aide d’un ami pour ne pas mourir. La fatigue et la peur d’être capturé ou peut-être tué. La vidéo est très émouvante et nous permet de ressentir ce que Joseph a vécu 78 ans plus tôt.

Ressenti de M. Weismann :

Dans le film, Joseph Weismann, décide de s’évader car il est triste à cause de la séparation avec sa Famille, sa mère lui dit alors de s’évader le plus rapidement possible. Il rencontra son partenaire d’évasion, Jo Kogan, ils prirent alors l’argent se trouvant dans les toilettes et s’enfuirent en passant sous les barbelés sans trop de problèmes.

Dans le témoignage, il explique que lors de la séparation, il savait au fond de lui-même qu’il ne reverrait pas sa famille, il se met alors en tête de trouver un partenaire pour l’évasion qui sera, Jo Kogan. Après ils essayèrent une première fois de s’évader sans préparation et ils ratèrent ils Choisirent alors de mieux de préparer leur coup en choisissant à quelle heure s’évader et ils trouvèrent de l’argent que quelqu’un avait jeté pour ne pas que les soldats la prennent.

Monsieur Weismann explique que l’évasion est assez mal représentée et que l’on dirait que l’évasion a été très simple.

Dans le livre, après le départ des adultes Joseph Weismann, appris que comme lui, un garçon voulait s’évader, après avoir réussi à sortir du camp en passant sous les barbelés ils ressentirent de la joie même s’ils sont couverts de sang et que cela faisait plus de 5 heures qu’il luttait pour sortir de là, il devait maintenant réussir à pouvoir se reconstruire sans que l’on sache qu’il est juif.

Thibault, Anne-Cécile, Timothée, Louis.


Que devient notre héros ? :

Après ces terribles péripéties, Joseph Weismann, croyant trouver de l’aide auprès des français se fait trahir par une dame qui le dénonce à la police. Il se fait balader de famille en famille, jusqu’à ce qu’il arrive dans un orphelinat où il se fait trainer dans plusieurs familles d’accueil notamment chez les Clément, là où il rencontre ses sœurs d’adoption. Ils se font maltraiter et abuser, cette situation durera jusqu’à l’arrivée des Américains. Se faisant passer pour un guide, il noue des liens avec ces derniers. Ces Américains les ramènent à l’orphelinat, où il sera adopté par une formidable famille, qui lui redonne gout à la vie, en lui donnant de l’affection « le considérant comme leur fils ». A l’âge de vingt-et-un an, il fait son service militaire jusqu’à 1951, là-bas il apprend enfin que ses parents sont morts. Puis revient dans sa famille d’adoption, après le décès de son père adoptif, il prend alors en charge le magasin de meubles dont il était propriétaire. Quelques années plus-tard, il rencontre une jeune-fille anglaise dont il tombe amoureux, il la demande en mariage, ils eurent trois adorables enfants. Il revient avec sa famille et Joseph Kogan, sur les lieux où se sont faits assassiner ses parents et ses deux sœurs. Il témoigne en premier à un colloque à Orléans, là où il rencontre Simone Veil, qu’il admire beaucoup pour ses actes de résistance. 

L’histoire de sa vie nous a beaucoup touchés, comme les conditions de vie qu’il a pu vivre au Vel’ d’Hiv et à Beaune La Rolande.